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Connecteurs : comment choisir sans se tromper

Gmail, Notion, Drive, Slack... Comparatif pratique des connecteurs Cowork, avec les pièges à éviter côté sécurité.

Par Loris Gautier5 min de lecture

Un connecteur, c'est le pont entre Claude et un service que vous utilisez déjà : Gmail, Notion, Drive, Slack. C'est ce qui permet à un skill de lire une pièce jointe ou de préparer un brouillon, sans que vous copiiez quoi que ce soit à la main. Le choix a l'air technique, il est en fait surtout organisationnel.

Ce qu'est un connecteur

Un connecteur, c'est :

  • Une authentification OAuth (pas de mot de passe partagé).
  • Un scope limité : lecture seule, ou lecture/écriture, selon ce que vous autorisez.
  • Une révocation en 1 clic côté Cowork ou côté fournisseur.

Un connecteur n'est jamais permanent. Vous gardez toujours la main.

Les 3 questions à poser avant d'activer

Avant d'activer un connecteur, posez-vous ces 3 questions :

  1. Lecture ou écriture ? Si le skill lit des factures PDF sans les modifier, le scope "lecture seule" suffit.
  2. Sur quel compte ? Compte personnel, compte pro, compte partagé ? Préférez un compte dédié Cowork pour les volumes élevés.
  3. Pendant combien de temps ? Revoyez les connecteurs actifs tous les 3 mois. Révoquez ce qui ne sert plus.

Comparatif des connecteurs courants

Connecteur Usage principal Scope minimal Hébergement
Gmail Lire/rédiger emails Lecture Hors UE
Google Drive Fichiers clients Lecture Hors UE
Notion Bases de connaissance Lecture + écriture Hors UE
Slack Publier synthèses Écriture canaux Hors UE
Calendly Créneaux RDV Lecture Hors UE
Stripe Paiements Lecture Hors UE

Et la donnée française ?

Pour les cabinets soumis à un hébergement strict (avocats, santé, secteur public), on recommande :

  • Drive → OVH Workspace si possible
  • Gmail → Infomaniak Mail ou Protonmail Business
  • Notion → Outline (auto-hébergeable)

Ces alternatives ont toutes un connecteur en cours ou disponible.

Les pièges classiques

Piège n°1 : activer 10 connecteurs d'un coup

Tentant, mais contre-productif. Commencez par 2 connecteurs maximum, ceux qui couvrent 80 % de votre quotidien. Ajoutez au fur et à mesure.

Piège n°2 : donner le scope max par défaut

La plupart des OAuth proposent "tout lire, tout écrire" par défaut. Refusez. Cliquez sur "personnaliser les permissions" et ne cochez que ce qui est strictement nécessaire.

Piège n°3 : oublier la revue trimestrielle

Tous les 3 mois, ouvrez :

  • myaccount.google.com/permissions pour les Google
  • notion.so/my-integrations pour Notion
  • slack.com/apps/manage pour Slack

Révoquez tout ce qui ne sert plus.

Check-list sécurité

Avant de déployer Cowork en équipe :

  • Créer un compte Google dédié pour l'équipe (pas un compte perso)
  • Activer la 2FA sur ce compte
  • Configurer les scopes minimaux sur chaque connecteur
  • Documenter dans un Notion partagé : qui a activé quoi, quand
  • Programmer une revue trimestrielle dans votre agenda

Pour aller plus loin

Loris Gautier

Fondateur d'iaskills, expert en automatisation et IA. J'écris les skills du catalogue, je les rejoue quand l'outil change, et je réponds dans la journée.

Une question sur cet article ? contact@iaskills.fr

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